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Vialas se trouve en Lozère, entre Mende au nord-ouest et Alès au sud-est. Les filons de galène argentifère (sulfure de plomb et d’argent) de Vialas sont découverts en 1781 et exploités de 1827 à 1894. Le minerai est préparé dans une laverie (1) à laquelle est associée une fonderie qui sépare le plomb et l’argent. La gorge où s’installe ce Bocard (2) en 1827 est si étroite qu’il faut l’élargir à l’explosif et couvrir la rivière d’une voûte. Les bâtiments sont en pierres, couverts de tuiles. L’exploitation est bien documentée par les archives techniques et des publications d’ingénieurs des Mines du XIXème siècle. Actuellement le Bocard est en ruines (voir photos) et ressemble à un décor pour film d’aventure. Les arbres l’ont envahi. Quels vestiges restent des appareils de préparation du minerai et des fours métallurgiques ? La mine elle-même a-t-elle connu une phase d’exploitation médiévale ou antique ?

L’opération qui va être menée du 18 au 29 avril, suivie d’une deuxième phase au mois d’août, vise à établir un diagnostic sur le potentiel archéologique du site, à la demande du service archéologique de Languedoc-Roussillon. Si les résultats de cette expertise sont positifs, Vialas pourrait devenir un site pilote d’archéologie industrielle puis, peut-être, bénéficier d’une mise en valeur touristico-culturelle.

(1) Voir l'annexe 5 de mon livre "Mangeuses d'hommes" aux éditions Privat (2015, 356 p 18 €)

(2) Sur ce toponyme, voir "Mangeuses d'hommes", pages 51 et 52...

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